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Le recrutement et les réseaux sociaux

Les journaux d’annonces sont depuis bien longtemps révolus et aujourd’hui les recruteurs, surtout les plus actifs créent des stratégies multicanales dont l’objectif et de capter les profils les plus adaptés et les meilleurs  talents.

 

Pour qui et pourquoi s’engager sur les réseaux sociaux ?

 

L’utilité première et fondamentale d’un engagement sur les réseaux sociaux pour le recruteur, est l’amélioration de sa communication, son image, et donc de se donner de la visibilité auprès de candidats potentiels. Il faut de sortes bien connaître les profils actifs sur ces réseaux sociaux. Les candidats du web 2.0  sont majoritairement issus de la tranche d’âge des 25-35, diplômés bac + 5. Paradoxalement LinkedIn vient de dépasser les 200 millions de membres et Viadeo compte plus de 7 millions d’inscrits en France et pourtant ils restent peu utilisés par les 18-25 ans (15 à 20% seulement). Le taux de chômage comparativement, des moins de 25 ans atteint les 25,7% de la population active. (Insee, mars 2013).

Il est efficace de passer par le web pour les commerciaux spécialisés, les cadres, les profils informatiques et ingénieurs tous domaines. Cela peut également permettre d’attirer des candidats en veille, en poste – dit « passifs » ou encore des talents spécifiques.

Les réseaux sociaux apparaissent également comme moins coûteux que n’importe quel autre processus de recrutement. De plus il est astucieux de souligner que les réseaux sociaux peuvent permettre un gain non négligeable de temps avec une possibilité plus étendue de ciblage, mettant en lien directement les profils ou recruteurs dont les utilisateurs ont besoin grâce au principe de matching.

Pour les candidats 2.0 prenons l’exemple Twitter. Dans le mesure ou ils rechercheront un poste dans un domaine d’activité particulier, ils auront la possibilité, tout d’abord, de suivre les personnes et entreprises en lien avec ce domaine afin d’avoir accès aux offres éventuelles. Par ailleurs cela leurs permettra d’assurer et de partager leur veille, ainsi que leur expertise. La force de Twitter réside en effet dans la possibilité de communiquer autour de sa veille pour en faire un outil de personnal branding  et parallèlement de se rapprocher plus facilement des cibles potentielles.

 

Le recrutement mobile, l’avenir du recrutement en ligne ?

 

Les deux réseaux sociaux référent Facebook et Twitter comptabilisent plus d’utilisateurs actifs sur le mobile que sur le web.

  • Plus de 600 millions d’actifs mensuels de Facebook se connectent depuis leurs Smartphone,  plus de 60%
  • 60% des 140  millions d’utilisateurs actifs de Twitter accèdent au service via la version mobile

Il faut également souligner qu’en 2012 les applications mobiles ont enregistré une nette progression de 61 %, pendant que l’internet classique stagne en terme de trafic. 90 % des Français se disent prêts à utiliser leur Smartphone dans leurs démarches de recherche d’emploi, et 40% des jeunes diplômés s’adonnent déjà à cette pratique. Près d’un quart des annonces sont désormais consultées à partir d’un support mobile.

Pourtant, le constat est que bien trop peu de professionnels ont optimisés leurs sites emplois ou carrières pour les mobiles. Une situation se produit de plus en plus fréquemment : une entreprise cherche un commercial, elle tweete, partage, diffuse le lien contenant l’offre en question.  Monsieur Y, follower, fan, abonné de l’entreprise, la consulte depuis son Smartphone, mais la page n’est pas optimisée mobile. En effet il n’existe que très peu d’applications et/ou de sites ou les candidats peuvent postuler à partir de leurs supports mobiles. La frustration de ne pas pouvoir répondre directement à l’offre engendre la perte de nombreux talents qualifiés.

 

 

Les limites énoncées

 

Les réseaux sociaux ont pris une ampleur considérable en quelques années seulement. Cette généralisation des usages a été peut-être trop rapide pour être assimilée correctement par les entreprises. Cela se ressent à plusieurs niveaux. Notamment au niveau du recrutement. Les réseaux sociaux sont vendus par certains comme étant le futur du recrutement, un outil dont les recruteurs ne peuvent se passer. La réalité est différente, notamment sur Twitter.

– Un outil parfois chronophage

La première limite apparente pour le recruteur est le temps. Les réseaux sociaux, et plus particulièrement Twitter sont des outils purement chronophages. C’est pourquoi il est primordial de se créer un réseau suffisamment étoffé afin que les informations partagées ne passent pas inaperçues. Une étape loin d’être aisée, même pour une entreprise bien ancrée. Il est nécessaire de maîtriser une palette d’outils et de codes.

Il faut par conséquent que les professionnels établissent une présence durable, avec une participation active et régulière, et non une intervention ponctuelle lorsqu’ils ont besoin de faire passer un message. La stratégie s’établit donc sur du moyen terme, autour d’une présence régulière pour obtenir des résultats et des retours.

Ouvrir un compte sur un réseau social est une chose, l’alimenter en est une autre. Afin d’optimiser sa présence  il est judicieux d’échanger avec les autres utilisateurs, de partager des liens pertinents… Une présence quotidienne, et de la réactivité sont donc les points essentiels de la réussite.

– Les profils

En charge du recrutement, vous avez du temps disponible et vous êtes prêt à investir les réseaux sociaux de manière durable ? Les réseaux sociaux fonctionnent en temps réel, les offres ont donc une durée de vie restreinte, ce qui ne permet pas de toucher l’intégralité des cibles visées.

Les profils rencontrés sur certains réseaux sociaux comme Twitter sont souvent très similaires et limités. On trouvera sur ce dernier une majorité de blogueurs,  journalistes d’entreprises ou encore profils orientés web. Il sera très délicat par exemple de trouver un commercial sur Twitter, mais plus facile de dénicher un Community manager.

En conclusion la présence des différents ressortissants du monde des RH sur ces réseaux sociaux relève plus du domaine de la marque employeur que d’un recrutement réel. Vous établissez tout d’abord une présence digitale la ou les candidats le sont, ainsi que divers professionnels comme les journalistes,  et éditeurs de sites. Le but final étant de rendre l’entreprise plus attractive et les candidatures plus qualifiées.

Dans ce cas, le compte Twitter peut vous servir à partager une actualité pertinente, relayer différents conseils, et établir une relation pérenne avec votre communauté. Le nombre de candidature ne sera pas pour autant booster.

Prendre soin de son e-reputation est nécessaire dans la mesure ou le Web 2.0  repose sur le principe du « donnant-donnant ». L’entreprise doit s’impliquer, donner des informations sur elle, être le plus transparent possible pour attirer les candidats et construire sa notoriété.

Date: jeudi 31 octobre 2013

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